Jack et le bureau secret de James R. Hannibal

Titre : Jack et le bureau secret – Section 13 : livre 1
Auteur : James R. Hannibal
Traduit par :
 Faustina Fiore
Éditeur : Flammarion Jeunesse
Nombre de pages : 400


Résumé :
«Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge.
Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack.
— Vite, cours!»

À Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre?


Avis :
Voici un livre que j’ai gagné sur la page facebook de l’éditeur totalement au hasard en répondant à une simple question : Que s’est-il passé à Londres en 1666 ? En lisant le résumé, je ne savais pas dans quelle aventure j’allais débarquer même si je savais au fond de moi que j’adhérerais surtout quand ça parle de « société secrète » 😉

Lorsque j’ai reçu le livre, j’en suis tombée amoureuse. La couverture est sublime, avec des reflets doré un peu partout. Un beau petit pavé de 400 pages qui allait me tenir en haleine quelques jours : du pur bonheur. Au début du roman, on découvre une magnifique carte de Londres pouvant nous servir tout au long de l’histoire pour nous repérer : un très bon point !

La totalité (ou presque) du roman se déroule sur une seule et même journée. Nos deux héros, Jack et Gwen, vont en vivre pas mal durant cette journée. Tout au long du récit, on peut trouver quelques clin d’œil à la littérature anglaise avec notamment Sherlock Homles ou encore Harry Potter avec le duo Jack-Gwen pouvant faire penser à Harry et Hermione.

James R. Hannibal s’intéresse au Grand Incendie de Londres et toute l’histoire y arc-boute. Le contexte histoire est très présent et cela permet d’en apprendre pas mal. Il n’y a rien de mieux pour faire aimer l’Histoire aux petits et aux grands. À la base, ce roman s’adresse aux jeunes de 13 ans et plus. Eh bien, selon moi, il peut être lu à tous âges, à condition d’aimer les romans jeunesse. L’auteur utilise un vocabulaire et des structures grammaticales simples et faciles mais pas enfantins pour autant. Nos héros se retrouvent face à des situations qu’un adulte peut vivre. (Certaines scènes vues par Jack peuvent faire peur à nos amis les plus jeunes … à ne pas lire avant d’aller dormir par exemple.)

Ce roman est palpitant et captivant. Le rythme est de ce fait soutenu, truffés de rebondissements et l’ennui n’est pas au rendez vous. À partir du moment où on est dans l’histoire, on ne peut plus lâcher le livre et on veut tout savoir. Honnêtement, ce roman est un vrai chef-d’oeuvre de la littérature jeunesse. Il peut faire un très beau cadeau de noël pour les férus d’enquêtes mêlant secrets et univers fantastique. J’ai donc hâte que sorte la suite et de retrouve l’adorable Jack !

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C’est toi le chat de Laura Trompette

Je remercie chaleureusement Laura Trompette ainsi que les Éditions Pygmalion pour cet envoi qui me touche beaucoup.

Titre : C’est toi le chat
Auteure : Laura Trompette
Éditeur : Pygmalion
Nombre de pages : 376


Résumé :
Un chat abandonné.
Un chef cuisinier veuf et père.
Une enfant singulière.
Une femme sous emprise.
Lorsque quatre vies tourmentées entrent en collision, n’est-ce pas un signe du destin ? À six mains et huit pattes, seront-ils plus forts ?
Chahutés mais jamais vaincus, nos héros prouvent que rien n’est immuable tant que l’on est vivant.


Avis :
Voici le nouveau roman de Laura Trompette, découverte avec Si on nous l’avait dit il y a une petite année de cela. Depuis, je suis régulièrement ses post sur les réseaux sociaux. Quelle ne fut pas ma joie de savoir qu’un nouveau roman allait sortir : dans un premier temps sous forme de deux tomes en avant-première grâce à Télé Star et puis dans l’édition intégrale chez Pygmalion en septembre.

Premier chapitre : Le Poilu. Wahou, rien que ça c’est drôle. Parce que oui, le chat de l’histoire est doté d’une intelligence remarquable et d’un sens de l’humour tordant. Pour situer rapidement, le poilu se retrouve seul – le pauvre – abandonné lâchement, et livré à son propre sort. Et il y a Paul, veuf depuis 3 ans et père de la petite rusée Louise. Tous les trois, ils vont devoir s’aider et d’apprivoiser pour réapprendre à vivre.

Ce roman est fort, tendre, et parfois un peu triste. Cependant le chat apporte ce quelque chose de drôle et de frais. Au fil de cette écriture à six pattes, on suit leurs quotidien avec leurs réflexions propres à chacun. Plongé au cœur de cette vie Parisienne, entre la difficulté de faire face au deuil, les moqueries à l’école et l’abandon sous diverses formes, ce roman traite plusieurs sujets délicats. Après cette lecture, nous en sortons rafraichis, grandis, et attendris grâce à ce petit Harold que j’aime beaucoup (ne vous en faites pas, vous allez tomber aussi sous son charme !)

Laura Trompette nous offre un nouveau roman subtil, touchant, et amusant voire carrément bidonnant. Cette auteure possède un don : celui de pouvoir écrire différents genres littéraires. Bravo à elle, c’est remarquable. Une merveille de plus à découvrir. N’attendez pas pour franchir le pas ! 

Izana, la voleuse de visage de Daruma Matsuura

Titre : Izana
Sous-titre : La Voleuse de visage
Auteure : Daruma Matsuura
Traduit par : Hana Kanehisa et Diane Durocher
Éditeur : Lumen
Nombre de pages : 320


Résumé :

Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui …

Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.

Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

Jusqu’où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour changer d’apparence à volonté ? A quel point le visage d’un être influence-t-il le cours de sa vie ? Dans une petite ville à l’atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin.


Avis :

Je suis régulièrement les publications de la page de Lumen car beaucoup de livres me tentent. Ils ont un don de mettre en avant les prochaines parutions qui attirent l’œil facilement. Ce roman m’a séduite d’abord grâce à la couverture énigmatique et de part la phrase d’accroche:  » Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui… » Le packaging complet est sublime.

Avant de me procurer l’ouvrage, j’ai regardé sur la blogosphère si on pouvait le lire indépendamment du manga Kasane, que je ne connais absolument pas. Je ne vous spoilerai pas sur qui est Kasane, se serait dommage. Je partais donc à l’aveugle à la découverte de ce nouveau roman. Je m’étais faite une idée approximative du sujet, une jeune fille qui change constamment d’apparence aux gré de ses envies.

Eh bien pas tout à fait. Ce roman n’est pas conventionnel. Le sujet traité est original et encore d’actualité quand on se penche un peu plus dessus. En effet, qui a décrété ce qu’est la beauté ? Ce qu’est la laideur ? Car Izana, jeune adolescente se trouve être née laide. Idée subjective, n’est-ce pas. Sur quel critère se base-t-on ? Ce roman traite ce sujet remarquablement. Je n’en étais pas convaincue au début de ma lecture. Je trouvais le rythme lent. A la moitié du roman, je me demandais comment cela allait aboutir. Mais finalement, tout est rondement mené.

On est happé par les réflexions et les doutes de Izana. On peut s’y identifier. Recluse au pied de la montage Shiragana, elle doit apprendre à « survivre » sans se montrer. Elle existe uniquement aux yeux de sa bienfaitrice, Chigusa. Personne d’autres dans le village n’est au courant de son existence car ils ont tous été conditionnés au beau et au laid à cause de légendes ancestrales inculquées depuis toujours, et Izana en est consciente. Comment cela peut-il permettre à une adolescente de se construire ? Savoir que nous n’aurions pas du naître, être une erreur de la nature n’aide pas dans la vie. Ce roman permet de pousser la réfléxion plus loin.

Je conclus cet avis en soulignant l’impact important de ce roman psychologique. Chaque jeune fille en mal de vivre devrait le lire. La beauté n’est que subjectif et la société n’a pas le droit de décider pour nous. Le perte de confiance en soi à cause de cela peut être fatal et nous pousser à commettre des choses regrettables. Un roman psychologique sur base de légendes japonaise permettant de soulever bien des questions encore d’actualité.

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Titre : Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
Auteures : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
Traduit par : Aline Azouley
Éditeur (version poche) : 10/18
Nombre de pages : 400


Résumé :
1946, alors que les Britanniques soignent les blessures de guerre, Juliet Ashton, écrivain en manque d’inspiration, entreprend une correspondance avec les membres attachants d’un cercle de Guernesey. De confidences en confidences, la page d’un nouveau roman vient de s’ouvrir pour la jeune femme, peut-être aussi celle d’une nouvelle vie…


Avis :
Cela fait longtemps que mon père me conseillait la lecture de ce roman parlant de l’Occupation d’une des îles Anglo-Normandes : Guernesey. Le sujet de la 2nde Guerre Mondiale me plait particulièrement, et j’aime toujours autant découvrir des romans sur ce sujet.

Alors, je me suis enfin lancée. En lisant le résumé, je pensais que Juliet vivait de nos jours et tombait sur une lettre écrite lors de la guerre. Mais en réalité, le livre se déroule en 1946 au lendemain de la guerre.

Ce roman est composé d’une succession de lettre que Juliet échange avec son amie Sophie, son éditeur Sidney et par la suite les membres du fameux cercle littéraire. Au début, j’ai eu du mal a rentrer dans l’histoire car je ne suis pas forcément fan de ce mode de construction littéraire. Mais après quelques lettres lues, je ne pouvais plus lâcher ce livre. On se prend vite au jeu des échanges. Les personnages ont tous quelque chose d’unique qui rend la lecture vraiment addictive. Des liens se tissent à travers les mots -maux- partagés.

Dans ce roman, les auteures ont mis la lecture en avant. Malgré les conflits extérieurs, les habitants ont trouvés refuges dans les romans, et on apprit à mieux vivre. Le bonheur qu’ils ont connus dans ses tristes moments prouvent que les livres peuvent tout du moins apaisé un temps soit peu les maux du quotidien. Il est donc évident que ce roman entre dans mon palmarès de lecture sur ce sujet, bien que le contexte historique soit pas assez présent à mon goût.

En résumé, un roman épistolaire sur l’Occupation d’une des îles Anglo-Normandes, qui prouve que la lecture peut nous apporter du baume au cœur et créé des liens d’amitié. 

Le Grand Molière illustré de Caroline Guillot

Je tiens à remercier les Éditions du Chêne pour l’envoi de ce livre.

Titre : Le Grand Molière illustré
Auteure  / Illustratrice : Caroline Guillot
Éditeur : Chêne BD
Nombre de pages : 96


Résumé :
Que tous ceux qui ont étudié Molière au collège lèvent le doigt ! Tout le monde répond présent ? Ok ! Maintenant, si on vous demande d’en citer 10 pièces, lèverez-vous aussi fièrement la main ? Sûrement pas, et c’est dommage ! Car ses œuvres, bien qu’écrites il y a plusieurs siècles, sont bigrement contemporaines puisqu’elles parlent des droits des femmes, de l’hypocrisie religieuse, des abus de la médecine …

Retrouvez les 18 plus grandes pièces de Monsieur Poquelin et devenez, grâce aux anecdotes, aux citations, aux résumés et aux illustrations aussi drôles qu’instructifs qui les expliquent, un véritable expert du grand Molière !


Avis :
Voici le grand retour de Caroline Guillot au commande d’un nouvel opus sur un grand dramaturge français. L’an passé je l’avais découvert suite à la parution du Grand Shakespeare illustré que j’avais dévoré en très peu temps déclenchant en moi un coup de cœur. Et bien, coup de cœur renouvelé !

Les ingrédients utilisés lors du premier opus sont réunis une nouvelle fois : (on ne change pas une équipe qui gagne) humour, touche historique, citations, illustrations drôles … Les bases en introduction insuffle une piqûre de rappel en précisant le contexte historique lors de la naissance de Molière. Il s’est beaucoup inspiré du règne de Louis XIV ainsi que sa politique. N’oublions pas de préciser que chaque avant-propos est agrémenté d’une illustration tordante à souhait. Les remarques des personnages sont écrites dans un français de nos jours, ce qui apporte une touche décalée et fort appréciée. L’explication consacrée à la Commedia dell’arte est importante et permet de mieux comprendre ce genre théâtral.

Les 18 pièces sont présentées sous cette trame :

  • le résumé,
  • l’année d’écriture,
  • le rôle tenu par Molière,
  • le lieu lors de la première représentation,
  • la présentation hilarante des personnages puis
  • l’essence même de la pièce.

On retrouve ses grands classiques comme L’avare, Tartuffe, Le Médecin malgré lui ou encore Les Fourberies de Scapin. J’en avais « lues » certaines lors de ma scolarité au collège. A l’époque, la lecture ne faisait pas partie des mes passe-temps favoris (pancarte de la honte) alors grâce à ce livre, je découvre enfin les pièces en les comprenant.

Tout comme le premier tome, la lecture y est facile grâce aux mise en scène des personnages finement dessiné par Caroline Guillot. Ce livre s’adresse à tous passionnés de théâtre, de Molière ou même aux écoliers voulant parfaire leur connaissance ! Grâce à ce roman, j’ai pu découvrir des œuvres théâtrales écrite par Molière dont j’ignorais l’existence. L’humour et les illustrations de Caroline Guillot me plaisent énormément et c’est fût un plaisir de lire ce livre. Coup de cœur haut la main ! 

On n’oublie jamais rien mais on vit avec de Anne Gondallier de Tugny

Je remercie chaleureusement les Éditions Baudelaire pour ce premier partenariat
et pour leur confiance.

Titre : On n’oublie jamais rien mais on vit avec
Auteure : Anne Gondallier de Tugny
Éditeur : Editions Baudelaire
Nombre de pages : 304


Résumé :
Anne réussira-t-elle le miracle de transformer la vie de Sophie, la sauvera-t-elle d’elle-même et du destin qui l’attend ? Tout cela n’est-il qu’un leurre et Sophie sera-t-elle condamnée à vivre seule les épreuves ?

La vie est un long fleuve tranquille… Mais Anne y a navigué parmi tellement de lames de fond qu’elle en est sortie différente de tous. La maladie, les échecs, les épreuves, les deuils… Aujourd’hui Anne donne l’image d’une femme forte et courageuse, mais les brisures sont souvent invisibles à l’œil nu.

Le hasard, pour une fois, fera-t-il bien les choses ?


Avis :
Pour le premier roman de mon récent partenariat avec les Éditions Baudelaire, je vous présente On n’oublie jamais rien mais on vit avec de Anne Gondallier de Tugny. Lorsque que j’ai ouvert ma boîte aux lettres, et découvert ce roman, je ne m’attendais pas à cela. La couverture ainsi que le résumé sont mystérieux et nous appelle à la lecture.

Le feeling n’est cependant pas passé de suite avec l’histoire. Il m’a fallu ramer pour arriver à lire les 100 premières pages sans abandonner ce livre (chose que je ne fais que très rarement). Une fois qu’Anne fait l’inexplicable et improbable rencontre avec Sophie, l’histoire prend un nouveau tournant. Je me suis accrochée au passé éprouvant d’Anne. Le malheur s’est abattu sans relâche sur cette pauvre femme qui n’avait rien demandé. Son courage, sa bravoure et sa droiture seront mis à l’épreuve. Elle tentera d’aider Sophie, jeune femme de 19 ans, à vivre sa vie pour elle avant tout, d’apprendre à se faire confiance, de ne pas surtout pas dépendre de quelqu’un. On s’imprègne facilement des souvenirs d’Anne. Le sujet global du roman est mystique, le suspens est présent du début à la fin offrant un final remarquable et qui en surprendra plus d’un !

La plume de l’auteure est hésitante et simple ce qui plaira à un public bien ciblé. Cependant, les fautes, parfois trop présentes, ont gâché un temps soit peu ma lecture. Ce roman loin d’être un coup cœur, mais j’ai aimé découvrir ce roman autobiographique qui n’est pas mon genre de prédilection.

J’espère que l’auteure a pu se délester d’un poids en nous racontant son histoire et a su trouver la paix. J’ai partagé et ressentit tout au long du récit ses propres douleurs et doutes face au destin qui n’a pas toujours été tendre. Il est parfois nécessaire de se remémorer son lourd passé afin d’avancer, telle est la belle leçon qu’Anne Gondallier de Tugny nous livre ici !

Pour l’amour d’une île de Armelle Guilcher

9782266265690Titre : Pour l’amour d’une île
Auteure : Armelle Guilcher
Éditeur : Pocket
Nombre de pages : 400


Résumé :
À la fin de ses études de médecine, Marine décide de retourner vivre sur la petite île bretonne où elle a grandi jusqu’à la mort de ses parents. Mais dans le froid venteux de novembre, l’installation se révèle difficile : les habitants désertent son cabinet et affichent ouvertement leur hostilité. Marine comprend que le secret de cette haine est caché dans le passé de sa famille.


Avis :
Au détour d’une de mes nombreuses virées en librairie, mon regard tombe sur la belle couverture de ce livre. En l’étudiant un peu, cela donne envie d’évasion, de se retrouver face à la nature, de pouvoir communier en simplicité. Le titre m’a donné envie d’en savoir plus, j’ai lu la quatrième de couverture, et hop je l’achetais ! Armelle Guilcher jeune retraitée, profite de la Bretagne pour s’adonner à l’écriture.

Pour l’amour d’une île est l’histoire de Marine, jeune médecin généraliste, revenue sur son île natale pour reprendre la suite du seul et unique cabinet médical de l’île. Cependant, rien ne va se passer comme elle l’aurait espéré … Pour comprendre, il faut remonter en arrière, et fouiller dans la jeunesse de Marine.

Ce roman est découpé en deux parties : la première où Marine est la narratrice, lorsqu’elle a 16 ans, et la seconde où le narrateur est omniprésent. Le changement de narrateur n’est, ici, pas dérangeant. Durant la première partie, Marine nous raconte sa vie, auprès de son grand-père et de son frère. Ils vivent sur une petite île, en Bretagne. Qui dit petit île, dit commérages et ragots à tout va. L’auteure dresse le quotidien de la vie d’un petit village : tout le monde se connait, tout le sait tout mieux que les autres. Un roman sur la Bretagne profonde, qui appelle à découvrir cette région de part les magnifiques descriptions. L’histoire en elle même est parfaitement menée. Du suspens, des révélations : un cocktail détonnant !

La lecture est fluide, rapide, tentatrice, entraînante. Chaque sentiments y sont présents : l’amour, la haine, la passion, la désillusion. Marine est une jeune femme qui ne se laisse pas faire, qui sait s’affirmer, ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’aime son fort caractère, et l’histoire de ses parents y est pour quelque chose.

En résumé, une histoire très forte, sur un fond de Seconde Guerre Mondiale. Une île, un médecin, de l’amour, des secrets, de la trahison. Armelle Guilcher signe son premier roman avec finesse, délicatesse. Un récit touchant qui est un coup de cœur.